De la crise d'ado aux troubles du comportement alimentaire en passant par la sexualité,
il est parfois nécessaire d’accompagner le jeune à traverser cette période souvent pleine de vitalité 
mais aussi de risques, dans sa croissance et son autonomie. 

Ce passage est délicat entre le monde de l’enfance et le monde de l’adulte. 
Pour « bien » grandir l’adolescent doit se séparer de ses parents. Une lutte inconsciente et parfois violente vit en lui entre la loyauté à ses parents (l’enfance) et le besoin naturel de construire ses propres lois, 
sa propre organisation du monde pour aller vers sa vie d’adulte.


L’adolescence n’est pas une maladie ! En revanche ce qui distingue les adolescents d’aujourd’hui 
ce sont leurs comportements à risque (sexuels, alcool  avec le bingue-drinking, drogues, vitesse) 
mais aussi plus occasionnellement scarification du corps etc.


Dans certain cas, ces consommations reflètent  une véritable souffrance et on se "soigne" comme ça. 
Mais il y a aussi chez les adolescents des comportements à risques, qui sont des "pour faire comme les autres", pour appartenir à un groupe.


Comment distinguer ce qui fait partie d’un comportement lié à la « crise » d’adolescence à un comportement plus inquiétant comme la dépression ?


Un jeune qui n’a d’intérêt pour rien , qui n’a plus de lien social, qui reste enfermé dans sa chambre toute la journée, qui fume du cannabis à longueur de temps, qui ne va plus à l’école etc. est un jeune en souffrance.

Plusieurs méthodes d’accompagnement existent. 
Des services spécialisés dans les hôpitaux pour les cas graves de type : anorexie, tentative de suicide, dépression grave jusqu'à l’accompagnement thérapeutique en cabinet privé pour aider le jeune à extérioriser sa souffrance, ses questions, sa solitude. 

Pour ma part, je propose parfois quand les parents me contactent de recevoir le jeune avec sa famille. 
Car la souffrance du jeune est la souffrance de tous, chacun à sa manière portant le déséquilibre qui s’est instauré dans le système familial au travers de cette crise.
 
Les séances peuvent alterner en fonction du choix de la famille entre séance individuelle et séance familiale.
La présence de chacun (parents, frères et sœurs et le jeune en souffrance) peut parfois permettre à la famille de partager, de se dire et de s'entendre autrement. Le choix reste en dernier lieu aux parents et/ou à l'adolescent qui vient consulter.

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© 2016 Paulette Richard-Rivierre